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Ceux qui ont eu l’occasion de me croiser cet été savaient que ce n’était pas gagné. Le corps disait non avec des sciatiques à répétition. Puis comme souvent, la psyché a pris l’ascendant sur le soma et c’est en pleine forme que j’ai participé à ces Championnats de France.

Une épreuve bien agitée cette année. Agitée par le Mistral, le courant et le niveau des nouveaux concurrents.

Habituellement la trentaine d’équipes participante est divisée en deux groupes sur les deux jours de la compétition (avec inversion le deuxième jour) afin d’espacer les participants.

Du fait du vent, un seul site a été retenu et tout le monde a été regroupé sur les Deux Frères. L’eau était assez laiteuse vers la surface (rien à voir avec Port-Vendres cependant).

Le courant très fort le deuxième jour m’a limité dans mes projets.

Une des six images présentées doit satisfaire à un thème conceptuel. Cette année l’organisation s’est surpassée avec le sujet imposé “Le paysage intime”.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser ce thème n’a rien de cochon (et ne m‘a donc pas inspiré). Par “paysage intime” il faut comprendre : “... la notion de "paysage" ne cherche pas à montrer un vaste paysage sous-marin, mais plutôt un paysage plus proche et moins grandiose. Les textures, couleurs, motifs, formes, reflets  ... peuvent aussi servir à la construction de ce paysage. Le photographe devra, pour réaliser cette image, baisser son regard et bien observer les détails qui l'entourent. Réaliser une image de "paysage intime", c’est inscrire dans le paysage, un sujet qui portera le détail. : celui qui captera l'œil du spectateur.”

Et débrouillez-vous avec ça…

Mon manque d’idée m’a fortement pénalisé. Dans un premier temps ma série était bien classée malgré l’image de ma bouteille qui a déplu. Il faut savoir que dans une première étape chaque image est notée individuellement par le jury lors d’une visualisation par catégorie. À ce niveau j’étais classé 8e. Puis une deuxième passe est faite avec les planches contact avec la série complète de chaque compétiteur pour établir le classement final. Constatant que l’image qui n’avait pas plu se trouvait dans une série bien classée, le jury m’a rétrogradé de trois places, ce qui semble énorme.

J’ai donc subi une double peine.

Mais je ne le conteste pas. Je connais les règles, je n’avais qu’à trouver une meilleure idée.

En revanche j’ai eu le plaisir de trouver pour la première fois en Méditerranée une crevette Periclimenes dans son anémone durant la phase d'entraînement (j’avais déjà trouvé plusieurs fois sa cousine aux Antilles). Danielle a eu le bon réflexe de relever la profondeur et de lever les yeux pour mémoriser l’environnement de l’anémone. Le lendemain, premier jour de l’épreuve, elle a retrouvé l’anémone. Bravo à elle pour cela ainsi que pour son positionnement toujours parfait pour la composition de l’image.

Nous sommes finalement assez satisfait de ce résultat qui nous met dans la moyenne des années précédentes avec un niveau qui est monté très fort cette année (deux Calédoniens qui ont fait le déplacement et se retrouvent dans les dix premiers et une figure nouvelle qui monte sur le podium).

Pour la troisième année consécutive nous sommes leader de la région Occitanie.

Les images présentées par l'équipe du CASA au jury : http://casa.asso.fr/GestionActivite/index.php/albums-photo/category/124-2019-09-championnat-de-france-de-photographie-sous-marine

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