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Rencontre annuelle plongée souterraine à Soulatge PDF Imprimer
Écrit par Enrique   
Vendredi, 08 Septembre 2017 12:40

 

Rassemblement plongée souterraine aux Corbières

Organisé par le CODEP 66

 

Guillaume et moi-même avons participé à cette rencontre les 12 et 13 août 2017.

Etaient présents au camp de base :

CODEP Jean-Luc THIRION, Denis CLUA, Jean Michel FERRANDEZ, Violette THERY, Alain FOURNET, Laurent CALVET, Frederic VERLAGUET, Yvan DRICOT, Patrice DELPRAT et Elodie CAPET.

 

Route vers Soulatgé

Après quelques km sur l’autoroute en direction de Carcassonne, la route a bifurqué à Bram, puis traversé Limoux pour pénétrer enfin les premiers contreforts des Pyrénées.

Une petite halte pour se restaurer, nous a permis de découvrir la cité de Bugarach, la place du village adossée aux murs du château était en pleine effervescence. Cà et là, il y avait des badauds profitant de cette soirée estivale au pied du non moins célèbre Pech, point culminant du massif des Corbières, ou mont des géants, les spécialistes du paranormal l’auront reconnu.

Après cet interlude, nous quittâmes les lieux, les abandonnant à ses occupants bruyants et au mystère de ses murs.

Nous arrivâmes dans la nuit à Soulatgé, le maire du petit village avait mis son champ à disposition pour l’installation du camp de base, que nos amis plongeurs avaient déjà monté la veille. Nous installâmes nos tentes à la hâte et pûmes enfin nous laisser aller dans les bras de Morphée.

Soulatgé est une petite commune du massif des Corbières située non loin des gorges de Galamus. La commune est traversée par la rivière Verdouble qui prend sa source au lieu-dit la Doux où une résurgence alimente le village.

 

Première journée

Après une nuit réparatrice bien que rythmée par les sons lancinants d’une rave située dans une vallée proche, nous pûmes apprécier le sens de l’organisation de nos amis plongeurs.

En effet, à l’extrémité du champ, des compresseurs alignés au cordeau sur des bâches étaient en libre-service. De l’autre côté, la partie vie comprenait les tentes puis trois imposants barnums sous lesquels chaises, tables, glacières, éclairages, cafetière, plancha s’étalaient.

Le déjeuner englouti, nous rejoignîmes un groupe de plongeurs pour notre premier site de plongée.

Nous allions à la Tirounère. La route pour s’y rendre traversait les gorges de Galamus. Elle serpentait à bonne hauteur du fond du ravin et se taillait un chemin étroit dans la roche. Croiser un véhicule venait apporter son petit lot d’émotion.

La Tirounère est en fait située sur l’extrémité Sud des gorges.

Une fois équipés, nous avions un peu de portage jusqu’au site d’immersion, tout d’abord la traversée à pied de la rivière, puis d’un petit tunnel taillé dans la roche.

Au bout de quelques dizaines de mètres le long d’un petit canal d’irrigation, nous arrivâmes au barrage qu’il fallait gravir par une courte échelle métallique qui nous amenait directement sur le lac de retenu quasiment couvert d’algues.

Une fois la tête sous l’eau se fût une merveille, l’eau était cristalline et la lumière du soleil inondait la vasque sur toute sa profondeur.

Le fond était recouvert par endroit d’algues vertes cotonneuses et des guirlandes s’étiraient depuis la surface. Au bout de quelques mètres, nous pénétrâmes dans la résurgence, l’eau était plutôt tiède. La cavité était rocheuse et propre, nous allions conserver la visibilité tout du long. L’exploration s’arrêta jusqu’au 1er siphon, une étroiture rendait l’accès difficile en configuration dorsale, seuls ceux qui étaient en side-mount purent profiter des quelques dizaines de mètres qu’offrait cette cavité jusqu’à la trémie obstruée.

Le retour fût tout aussi magique, surtout à l’approche de la sortie où la lumière naturelle venait éclairer nos amis plongeurs en ombres chinoises. Une fois sortis de la cavité, nous continuâmes notre exploration du fond du lac, vieux troncs pourries aux allures fantomatiques, végétation sous-marine exubérante, nous accompagnaient et nous ont convaincus que ce site était à refaire.

 

 explorationfonddulac

 

Après un petit encas pris au bord de la rivière, profitant de sa fraîcheur à l’ombre de grands arbres, nous reprîmes la route pour rejoindre le camp de base.

Sur la route, nous pûmes constater que le fond des gorges de Galamus était littéralement envahi par des baigneurs.

Arrivés sur le camp de base, nous nous reposâmes un petit peu avant de s’installer confortablement pour bien profiter de l’apéro et du barbecue qui suivait.

Les discussions allaient bon train jusqu’à tard dans la nuit. Avant d’aller nous coucher, je vis que le ciel était de toute beauté, éclairé de long en large par la voie lactée. Cette journée avait été superbe et de plus il semblait que la rave d’à côté s’était mis en sourdine. Il était temps d’aller dormir et de recharger ses accus pour la plongée du lendemain.

 

 

Deuxième journée

La nuit fût calme en effet, la lueur du jour nous réveilla, il faisait encore frais mais cela n’allait pas durer.

Le programme de la journée fût rapidement défini autour du petit déjeuner. Nous allions plonger à La Doux, résurgence qui se situe sur la propriété du maire à quelques centaines de mètre du camp de base. Il y avait du portage.

L’accès à la résurgence se faisait depuis un petit canal d’irrigation où il fallait s’allonger pour pénétrer dans l’enceinte bétonnée qui recouvrait le trou. Par une lucarne, un rayon de lumière venait éclairer l’intérieur où nous pûmes nous équiper complètement.

La cavité demandait un palmage plus précautionneux afin de ne pas lever les particules déposées au fond. Nous explorâmes la cavité jusqu’au S3 avec une portion un peu physique (pour moi !) où il fallait décapeler pour gravir un petit muret d’environ 1.8m puis porter le matériel à pied sur quelques dizaines de mètres  jusqu’au siphon suivant. Nous débouchâmes au S3, un peu étroit pour tenir à plus de 3 plongeurs. La cavité se rétrécissait ensuite, nous n’allâmes pas plus loin même si Guillaume y aventura un petit peu le bout de son nez.

Pour le retour, nous empruntâmes la petite cascade qui se trouvait sur le côté du muret, nous franchîmes cet obstacle plus rapidement qu’à l’aller. Encore quelques coups de palmes bien réglés et nous arrivâmes enfin à la sortie. Après un petit débriefing de la plongée assis sur le bord du canal, nous reprîmes le chemin vers le camp de base pour ramasser nos affaires et préparer notre retour vers Toulouse.

!!! La résurgence de La Doux étant sur la propriété du Maire, il faut avoir son autorisation pour pouvoir plonger. De plus la source est captée pour l’alimentation du village. Merci de respecter cette recommandation !!!

 

Pensées

A peine partis, nous pensions déjà à la prochaine rencontre. Nous n’oublierons pas tous ces moments passés auprès de gens motivés, passionnés par leur discipline et en même temps très décontractés.

Vivement l’année prochaine pour les revoir et découvrir de nouveaux sites avec je l’espère une représentation du Casa plus importante.

 

Mise à jour le Mercredi, 27 Septembre 2017 09:10